Faire de la virtualisation #1 : Proxmox

     Nous allons commencer ce premier article d’une longue série sur la virtualisation, qui vont être publiés au fur et à mesure de mes tests. J’ai décidé de débuter non pas par les  hyperviseurs les plus connus tels qu’Hyper-V et VMware ESXi, mais par Proxmox. C’est une solution libre et gratuite, basée sur l’hyperviseur KVM. Elle nécessite que nous en parlions puisqu’elle utilise également un autre système de virtualisation : les conteneurs. Le plus connu des outils utilisant cette technologie est Docker. Nous commencerons par l’installer puis, nous ferons le tour de son interface et des fonctionnalités.

 

Installation

Pré-requis

     Il faut un PC ou un serveur ayant au moins la configuration minimale suivante pour avoir la meilleure expérience possible :

        >  Un processeur Intel ou AMD sous architecture 64 bit;

   > Le processeur ainsi que la carte mère doivent être compatibles pour la virtualisation ( pour Intel, vous devez avoir la mention « Intel VT » et pour AMD, « AMD-V« );

      > 8 Go de RAM minimum si vous faites tourner des machines peu gourmandes telles que des petits serveurs sous Linux. C’est un point très aléatoire pour chacun, car cela dépend du nombre de machines que vous allez faire tourner en même temps et de leurs consommations en RAM. S’il n’y en a pas assez, vous êtes sûr de tout faire planter ou d’avoir des freezes assez exécrables !

       > Plusieurs cartes réseaux (facultatif). Cela dépend de votre contexte;

      > Un disque dur vierge (facultatif) vu que les données vont être supprimées et qu’il faut un espace de stockage assez conséquent pour enregistrer vos futures machines virtuelles. (Par exemple, une machine sous Windows 10 pour tourner correctement, doit avoir au minimum 20 Go). La rapidité joue aussi un rôle primordial pour éviter les temps de latence trop importants, lors de l’utilisation de vos machines.

 

Étape 1

    Téléchargez l’image ISO de Proxmox et créez une clé USB bootable avec celle-ci. Vous pouvez aussi la graver sur un DVD si vous en avez un vierge qui ne vous sert à rien.

 

Étape 2

     Allumez votre PC ou votre serveur et accédez au BIOS en appuyant très rapidement sur la ou les touches correspondantes, selon la marque de votre carte mère. Rendez-vous ici pour avoir la liste des touches possibles pour entrer dans le BIOS / UEFI ou bien reportez-vous à la notice de votre carte mère.

    À noter : Pour être sûr de ne pas s’y reprendre à plusieurs fois, appuyez rapidement plusieurs fois à la suite dès que vous avez allumé votre machine, jusqu’à tant que le BIOS  / UEFI apparaît 

 

Étape 3

Vérifiez si la fonction « virtualisation » est activée dans le BIOS / UEFI (référez-vous au site du constructeur de votre carte mère).

    À noter : Si votre disque dur possède déjà un système d’exploitation, changez l’ordre de boot en mettant en premier votre support de stockage avec Proxmox. Pensez à remettre l’ordre de boot comme avant après avoir fini l’installation.

 

Étape 4

Appuyez sur « Entrée » quand l’écran suivant apparaît :

installVEProxmox

 

Étape 5

Indiquez votre pays. Les champs « Timezone » et « Keyboard Layout » vont se mettre à jour automatiquement :

paysProxmox

 

Étape 6

     Attribuez un mot de passe au compte « root«  et indiquez votre adresse mail pour recevoir les alertes de panne de la part de votre serveur :

passwordAndMailProxmox

 

Étape 7

     Choisissez une interface réseau si vous en avez plusieurs et indiquez le nom d’hôte du serveur Proxmox, son adresse IP, le masque de sous-réseaux, l’adresse IP de la passerelle et l’adresse IP du serveur DNS :

adressageIPProxmox

 

Étape 8

     Après le redémarrage de votre machine, connectez-vous à l’interface web de Proxmox : https://adresseIpDeVotreServeurProxmox:8006

     Le nom d’utilisateur est « root » et le mot de passe est celui que vous avez choisi pendant l’installation :

authentificationProxmox

 

Utilisation / Fonctionnalités

     L’interface d’administration

interfaceWebProxmox

 

     Créer une machine virtuelle

           > Si vous utilisez un ISO pour l’installation de votre système d’exploitation, vous devez importer votre ISO sur le serveur avant de créer votre VM (Virtual Machine) :

 

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> Cliquez sur « Créer VM » en haut à droite, à côté de « Documentation » :

boutonCréerVMProxmox

 

          > Dans l’onglet « Général« , vous devez choisir l’emplacement où sera stocké la VM, son ID et lui donner un nom :

creer-vm-general-proxmox

 

          > Sélectionnez si vous souhaitez installer votre OS (Opertaing System / Système d’exploitation) à partir d’un ISO ou bien d’un CD / DVD et le type (Linux, Windows, Solaris ou autres) ainsi que sa version :

creer-vm-os-proxmox

 

> Paramétrez votre disque dur virtuel (le type de bus, où il sera stocké et sa taille) :

creer-vm-hdd-proxmox

 

> Pour la partie CPU (Processeur), attribuez lui un nombre de sockets (connecteurs pour processeur, c’est-à-dire le nombre de CPU en fin de compte) et de cœurs. De plus, vous devrez préciser le type de micro-architecture compatible avec le système d’exploitation que vous souhaitez installer  :

creer-vm-cpu-proxmox

        À noter : Si vous avez un doute ou vous ne savez pas mais que c’est un OS en architecture 64 bit, laissez le type par « Défaut (kvm64) ». 

 

> Allouez une quantité de RAM fixe ou dynamique :

creer-vm-ram-proxmox

 

> Configurez la connexion au réseau en choisissant entre le NAT et le bridge (accès par pont) :

creer-vm-reseau-proxmox

 

> Changez l’ordre de boot afin de démarrer sur votre ISO. Remettez le disque dur en premier lorsque l’installation de l’OS est terminé :

 

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     Créer un conteneur LXC

> Sélectionnez et téléchargez le modèle (template) de votre choix :

 

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          À noter : il n’y a que des conteneurs Linux. Cela est tout à fait normal puisque Proxmox utilise le projet LXC !

 

> Cliquez sur « Créer CT » en haut à droite, à côté de « Créer VM » :

boutonCréerVMProxmox

 

> Choisissez l’emplacement de votre conteneur, son ID, le mot de passe du compte « root » et son nom :

creer-ct-general-proxmox

Vous pouvez aussi ajouter une clé public que vous avez généré si vous prévoyez d’utiliser une connexion SSH.

 

>  Sélectionnez le modèle de votre conteneur :

creer-ct-modele-proxmox

 

> Choisissez l’emplacement où sera stocké le répertoire à la racine de votre conteneur, sa taille, la mise en place de quotas et les permissions (ACLs) :

creer-ct-hdd-proxmox

 

> Indiquez le nombre de cœurs utilisés par le conteneur :

creer-ct-cpu-proxmox

 

> Allouez lui une quantité de RAM suffisante :

creer-ct-ram-proxmox

         Le « swap » est en quelque sorte de la mémoire de secours si la totalité de la RAM est utilisée. C’est une partition qui est créee automatiquement peu importe la distribution Linux. Il est préférable de mettre la quantité de RAM adéquate pour éviter d’avoir recours à son utilisation. Le fait est que la mémoire vive (RAM) est plus rapide que la mémoire morte (votre disque dur) ! Par conséquent, votre machine va subir de fort ralentissement !

 

> Configurez la partie réseau (nom de l’interface, adresse MAC, Adressage IP, etc) :

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Conclusion

      Proxmox est une solution de virtualisation très intéressante au vu du nombre de fonctionnalités embarquées (firewall, prise en main à distance du serveur Proxmox via NoVNC, Ceph, réplication des VMs, création de snapshots, etc) et tout cela, gratuitement. C’est pour cela qu’il est important de se pencher davantage sur les projets open-source puisque chacun peut ajouter sa pierre à l’édifice. Nous obtenons des outils plus modulables.

     Vous pouvez également prévoir un plan de reprise d’activité (PRA) au cas où votre serveur venait à tomber en panne grâce à la sauvegarde et à la réplication des machines virtuelles. C’est un bon point a souligné puisque vous n’avez pas besoin de multiplier les solutions diverses qui rempliraient les mêmes fonctionnalités.

      Néanmoins, j’ai tout de même rencontré deux bugs plus ou moins gênants :

          > Arrêt d’une machine virtuelle impossible;

> Souris décalée via la console NoVNC.

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